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Pacte de solidarité : « Il faut accélérer le mouvement » disent les organisations patronales

Publié le 23/01/2014 - Modifié le 22/01/2014

Pacte de solidarité : « Il faut accélérer le mouvement » disent les organisations patronales

Les représentants des PME, ETI et des Artisans ont prêté une oreille attentive au Président de la République lorsqu'il a évoqué les mesures pour faire baisser le coût du travail en France. Mais elles soulignent l'urgence et trouvent l'horizon de 2017 pour leur mise en application trop lointain.

La conférence de presse de la mi-janvier aura donc eu un écho favorable, sans éteindre pour autant les inquiétudes des milieux professionnels concernés. Chaque organisation patronale l'a manifesté à tour de rôle.

Combien d'entreprises sacrifiées d'ici 2017 ?

L'Union Professionnelle des Artisans (UPA) rappelle que depuis novembre 2013, au moment de la naissance du mouvement des « sacrifiés », plus de 9 000 entreprises ont fermé. "Monsieur le président, je soutiens votre pacte de responsabilité mais si vous n'agissez pas dès 2014, beaucoup d'entreprises de proximité auront disparu avant de bénéficier des baisses de charges", exhorte le président de l'UPA.

Du côté de la côté de la Confédération Générale des PME (CGPME) on se dit « prêt à relever le gant » tout en s'interrogeant sur les contreparties d'une telle politique de réduction des coûts du travail.
Même son de cloche pour les représentants des ETI qui constatent « une étape courageuse pour commencer à ramener la France et ses entreprises dans des conditions de travail et de concurrences proches de celles de tous nos voisins européens » mais souhaiteraient un travail de clarification.

Des motifs d'espérer…

Les représentants des acteurs économiques estiment que le rôle essentiel des TPE-PME dans la création d'emplois pérennes soit enfin reconnu. Ils considèrent en effet que la suppression à terme des cotisations patronales familiales agira en faveur de la baisse du coût du travail et attendent de vraies mesures de modernisation de l'impôt et de simplification fiscale et administrative.

… Mais des doutes à lever

Comment fonctionnera l'Observatoire des contreparties chargé de veiller à la concrétisation des engagements pris par les entreprises ? Pourquoi ne pas élargir la réflexion à l'ensemble des cotisations sociales patronales ? Et surtout pourquoi attendre 2017 face à l'urgence de la situation ?

Des questionnements qui ne manqueront pas de revenir si les Pouvoirs Publics n'étaient pas réactifs pour concrétiser rapidement les promesses présidentielles de début d'année.