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Réforme de la fiscalité des PME : chronique d'une déception annoncée

Publié le 13/01/2014 - Modifié le 13/01/2014

Réforme de la fiscalité des PME : chronique d'une déception annoncée

Dans la foulée d'une annonce faite par le Premier Ministre, de nombreux observatoires et baromètres scrutent les attentes des dirigeants de PME en matière de réforme fiscale.

88% d'entre eux sont en attente d'une remise à plat, mais ne se font guère d'illusions sur les projets du Gouvernement en la matière.

Pérennité de l'entreprise et maintien de l'emploi
Les 3 objectifs majeurs reviennent de manière quasi-unanime : pérennité de l'entreprise (98%), maintien de l'emploi (89%) et rentabilité (88%).
Concernant plus particulièrement l'emploi, 82 % des dirigeants pensent maintenir leurs effectifs sur les 6 prochains mois. Seulement 7% prévoient d'augmenter le nombre de salariés, contre 11% qui envisagent une baisse.

Évoquant leur statut personnel, 57% des dirigeants déclarent être prêt à un effort sur leur rémunération pour faire face à la situation de crise, que ce soit un effort sur leur salaire ou sur leurs dividendes.

Cadeaux clients et primes de fin d'année
En corolaire du souci de rentabilité et de pérennité, les dirigeants ont l'intention de davantage partager les fruits des efforts collectifs de 2013. 52% envisageaient d'offrir des cadeaux de fin d'année à leurs clients et 60% à leurs salariés.
70% envisageaient de verser des primes à certains salariés et 33% avaient l'intention de généraliser le versement d'une prime à tous leurs collaborateurs.

Une confiance recentrée sur l'entreprise
68% des dirigeants expriment la confiance envers leur entreprise et 49% ont confiance dans l'économie sur un plan mondial.
Par contre la défiance vis-à-vis de l'économie française s'exprime une nouvelle fois : seul 20% déclarent avoir confiance.
Cette confiance recentrée sur leur activité se traduit de la même manière pour évaluer l'atteinte de leurs objectifs : 70% pensent avoir atteint leurs objectifs de 2013. 31% estiment finir avec un chiffre d'affaires supérieur à 2012, contre 23% qui pensent l'inverse.

En fait derrière ce recentrage sur leur rentabilité, la situation de leurs salariés et la consolidation de leur activité, les dirigeants de PME expriment leur préoccupation quant à l'instabilité fiscale permanente. Ils attendent que les Pouvoirs Publics prennent enfin des mesures efficaces et pérennes, mais n'osent pas trop y croire.
On n'est jamais si bien aidé que par soi-même…