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Problèmes de trésorerie ? Des solutions existent !

Publié le 03/04/2015 - Modifié le 16/04/2015

Problèmes de trésorerie ? Des solutions existent !

Parmi les solutions à la disposition des entreprises pour soulager leur trésorerie à court terme, il y a différents moyens pour mobiliser les créances clients.

L'escompte pour anticiper une rentrée

L'objectif est dans ce cas de bénéficier d'une avance immédiate du montant de la créance par votre établissement bancaire. En effet, c'est votre banque qui vous rachète les créances que vous détenez sur des clients.

Le document qui permet cet escompte est essentiellement la lettre de change (encore appelée traite ou effet de commerce), signée et acceptée par votre client, et payable à l'échéance indiquée. L'acceptation rend votre client (le tiré sur la lettre de change) débiteur du paiement.

La banque met à la disposition de votre entreprise le montant des créances rachetées diminué des agios d'escompte (intérêts au prorata de la différence entre l'avance et la date d'échéance) et commissions pour remise d'effets (une commission par remise d'effet).

A noter : en cas d'incident de paiement à l'échéance, votre banque est susceptible de débiter à nouveau le montant avancé sur votre compte.
 

La cession selon la loi Dailly

Le principe demeure identique et se matérialise par une avance immédiate réalisée par votre établissement bancaire.

La différence essentielle est dans le transfert de propriété de la créance. C'est la banque, nouveau propriétaire de la créance, qui notifie le règlement à votre entreprise.

L'avantage réside dans le gain de temps, l'entreprise n'ayant pas à obtenir l'acceptation de la créance de son client avant escompte.

Cette forme de crédit court est également ouverte aux entreprises non commerciales (entreprises publiques ou parapubliques notamment) qui ne peuvent pas tirer des effets de commerce sur leurs clients.

L'opération Dailly s'effectue par la remise d'un bordereau mentionnant « acte de cession de créance professionnelle », accompagné de la liste nominative des créances. Les intérêts d'escompte sont calculés sur la période couvrant le transfert jusqu'à l'échéance. Des frais de commission sont également perçus par l'établissement financier qui rachète les créances cédées.
 

L'affacturage ou factoring

Là encore, le principe est d'anticiper une recette pour renflouer votre trésorerie de manière immédiate.
Or, dans ce cas de figure, l'intervenant n'est pas une société bancaire classique mais un affactureur ou factor, c'est-à-dire une société spécialisée qui rachète la créance et procède à son recouvrement.

L'affacturage se met en place via un contrat entre votre entreprise et le factor. Ce contrat fixe notamment le type de créances cédées et les plafonds éventuels.
Avant d'accepter le contrat, l'affactureur mène ses investigations sur chaque client concerné, afin d'analyser les risques potentiels qu'il prend.

Le factor prélève une commission qui inclut ses frais de gestion, de relance et de recouvrement le cas échéant. Il impute également un financement qui correspond à la durée d'avance de trésorerie.
De surcroît, il conditionne son accord à votre participation à un fonds de garantie pour couvrir le risque d'impayé, la plupart du temps sous forme d'un pourcentage du montant des factures.

A noter : le contrat d'affacturage peut se compléter d'un contrat d'assurance-crédit qui permet à votre entreprise de se protéger du risque d'insolvabilité de vos clients.