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CICE, CIR, C2I : un empilement de sigles qui laisse les entreprises de marbre

Publié le 28/11/2013 - Modifié le 08/11/2013

CICE, CIR, C2I : un empilement de sigles qui laisse les entreprises de marbre

En toutes lettres « Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi », « Crédit d'Impôt Recherche » ou « Crédit d'Impôt Innovation » ces dispositifs sont censés soutenir les JEI (Jeunes Entreprises Innovantes).

Celles-ci sont pourtant peu enthousiastes comme le révèle un sondage auprès de 351 entreprises potentiellement concernées.

De bonnes idées mal appliquées

C'est l'impression générale qui se dégage des réponses formulées par les interviewés.
Le Pacte de compétitivité présenté il y a un an par le Gouvernement, ne satisfait pas les attentes des entreprises innovantes, pour 79% des répondants. 44% n'attendent pas d'effet positif du Cice qui doit entrer en vigueur en 2014.

Pour le C2i l'attitude de défiance est prédominante, les dirigeants de PME innovantes allant jusqu'à renoncer à faire valoir leur droit quitte à restreindre leurs moyens d'investissement. Ils ne veulent pas courir le risque qu'il soit modifié ou abrogé avant que le chèque ne leur parvienne.
Enfin le Cir dont le renforcement et la simplification en 2008 avait rencontré un engouement, n'est lui même plus en odeur de sainteté : 75% des dirigeants interrogés n'y croient plus et 87% ne voient pas de réelle simplification.

Un décalage de rythme

En cause de ce qui ressemble à un désaveu, la lenteur d'application des dispositifs annoncés. Entre des PME innovantes très affutées et la lourdeur administrative il y a forcément un décalage. Outre le manque de clarté dans l'application de certaines mesures, assorti souvent d'un manque d'ambition ou d'un objectif pas clairement situé, les entreprises craignent aussi le manque de stabilité. 
Dans certains cas, les mesures annoncées pourraient être remises en question par la conjoncture avant d'être entrées en application.

Et les interviewés citent des exemples. Inscrit dans les mesures prioritaires du Gouvernement lors de son arrivée aux affaires publiques, le principe d'élargissement des exonérations sociales des JEI n'a été inscrit que dans le projet de Loi de finances pour 2014, rappellent certains.

« On a construit des rails, on a construit des gares et des trains, plein de gens veulent monter dans le train mais pas faire Paris-Marseille en 25 heures » ce propos, d'un éminent représentant des entreprises innovantes résume bien la pensée majoritaire parmi les dirigeants concernés.

Les « bonnes idées » vont-elles rester à quai ?