Actualité export

A l’export la marque France a de la saveur

Publié le 06/04/2016 - Modifié le 06/04/2016

A l’export la marque France a de la saveur

Une récente étude de BpiFrance met en avant l’attractivité de la marque France dans les filières agroalimentaires. Complément d’info.

Une démonstration par l’absurde

 
En effet, l’étude a été réalisée auprès de 25 entreprises des filières agroalimentaires qui réussissent à l’export. 
Méthodologie atypique mais qui semble néanmoins démontrer que les entreprises du secteur sont bien trop timorées à l’export alors même que les perspectives de croissance et de rentabilité sont en-dehors de nos frontières.
En rappelant que l’industrie agroalimentaire (IAA) est le premier secteur industriel français avec plus de 160 Milliards d’euros de chiffre d’affaire cumulé et près de 500 000 emplois, mais qu’en même temps 98% des entreprises du secteur sont des PME de moins de 250 salariés, on comprendra mieux la démonstration qu’a voulu faire BpiFrance dans cette étude. 
 

Un déficit récurrent d’innovation

 
Qu’il soit ou non lié à la taille des entreprises du secteur IAA, il n’en demeure pas moins que la R & D ne représente que 1,8% de la valeur ajoutée.
Dans ces conditions, il apparaît difficile de proposer des avantages compétitifs et concurrentiels, notamment à l’export.
L’étude contourne cet écueil en passant en revue des sociétés qui pèsent entre 40 millions d’euros de chiffre d’affaires et jusqu’à 1 Milliard.
Sur le plan des organisations, l’étude porte autant sur les marques de la grande distribution que sur des marques indépendantes.
Histoire de montrer que la réussite à l’export n’est pas affaire de structure ou de taille, mais de velléité.
 

Quelques enseignements néanmoins

 
En-dehors d’une démarche d’innovation en R & D, peu intégrée (sic), et d’implantations à l’étranger qui sont au-dessus des moyens de 90% des entreprises du secteur, il existe néanmoins quelques axes porteurs pour dégager des opportunités à l’export.
Une des recommandations-clés des entreprises qui ont montré l’exemple est de s’imposer comme « apporteur de solutions ». Ces solutions touchent autant le produit que son conditionnement et son emballage (la transparence des emballages a le vent en poupe et pas seulement en France).
L’autre solution est l’innovation marketing, en démontrant la modularité des gammes, sachant s’adapter à des modes de consommation variées (jeune public, clientèle nomade, … ).
La dernière piste évoquée tient à la stratégie de ciblage : il vaut mieux viser des marchés étroits, des niches sur lesquels la différenciation est récompensée et génère plus de profitabilité.
Inutile de proposer de la « tarte à la crème » là où tous les concurrents le font déjà sur place.