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Transformation digitale : entre frein et accélérateur

Publié le 04/12/2015 - Modifié le 04/12/2015

Transformation digitale : entre frein et accélérateur

La révolution digitale est en route dans les PME, mais les freins sont encore vivaces. Quels sont les obstacles à surmonter pour enfin accélérer ?

Quels sont les enjeux ?

Sous la poussée des nouvelles technologies, les canaux numériques montent en puissance autant dans les entreprises que chez les particuliers. La progression chez les premiers faisant écho à celle des seconds, et inversement.
D'un côté le numérique est un gisement de simplification et d'opérationnalité, donc de réduction des coûts, d'un autre côté il remet en question les organisations et les modèles économiques.
Un sujet d'autant plus sensible que la taille d'une entreprise augmente.
Aujourd'hui la plupart des dirigeants considèrent la transformation digitale parmi leurs priorités stratégiques, mais aucun d'entre eux ne peut ignorer la complexité de sa mise en œuvre.
La transformation digitale s'invite à tous les niveaux et à toutes les fonctions de l'entreprise : l'offre, les processus de travail, la relation client, le traitement des  données, la communication, …

Cependant 3 enjeux se dessinent nettement pour la transformation digitale :
• Etre construite sur une vision transverse au sein de l'entreprise,
• Avoir comme objectif de mettre la technologie au service de la performance,
• Rechercher l'amélioration de l'expérience client comme un résultat incontournable.


La marche avant … le pied sur le frein

Une enquête récente auprès des PME et ETI, montre que 60% des entreprises ont entamés un processus de transformation digitale.
Cependant une large majorité de dirigeants souligne le caractère anxiogène lié aux freins internes autant qu'aux moyens conséquents qui sont nécessaires. Certains avouent avoir pris du retard à l'allumage et/ou à l'embrayage.
Si les ETI font majoritairement appel à des experts pour les accompagner, plus des 2/3 des PME misent sur leurs expertises en interne.
L'autre crainte des PME comme des ETI, est l'arrivée de startup qui bouleversent leur modèle économique avant même qu'ils aient pu déployer les changements liés à la transformation digitale. Une crainte pas forcément infondée.
A la question portant plus particulièrement sur leurs freins, les dirigeants mettent en pole position la complexité du processus, puis l'impact sur l'organisation (qualification des équipes, mobilisation des énergies) et enfin la charge budgétaire.


Comment essayer de desserrer les freins ?

Parmi les premières concernées, les fonctions marketing et commercial, sont plutôt des accélérateurs de processus digital.
En prise directe avec les clients et l'univers concurrentiel, les professionnels du marketing et de la relation client perçoivent mieux que quiconque les enjeux mais aussi les opportunités de la transformation digitale.
Entre réseaux sociaux, e-mailing, usage du smartphone, ces fonctions ont été les premières impactées par les nouvelles technologies.
Utiliser leurs expériences et retours d'expérience peut s'avérer être une bonne courroie d'entrainement pour impliquer autres fonctions de l'entreprise (production, système d'information, gestion).


Partant des fonctions les plus proches de la relation client, la vision peut paraître plus pragmatique, voire moins complexe :

• Remettre le client au cœur des objectifs et miser sur des valeurs comme l'ouverture d'esprit, la créativité, l'adaptabilité ;
• Considérer le digital comme un écosystème, incluant de nouveaux acteurs comme les start-up, qui ne sont pas des problèmes mais des opportunités ;
• Impulser une culture d'entreprise avec un esprit d'expérimentation permanent et une dynamique collaborative.