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Cigarette électronique, un nouveau marché qui tient boutique

Publié le 25/03/2014 - Modifié le 19/05/2014

Cigarette électronique, un nouveau marché qui tient boutique

15 millions de fumeurs en France dont près de la moitié souhaite arrêter : voilà la belle opportunité commerciale qui s'ouvre à la cigarette électronique.

Des boutiques qui se développent à grande vitesse

Avant de se lancer dans l'ouverture de boutiques, les distributeurs ont testé leur marché sur le web, entre 2007 et 2009. Mais depuis 2009 les points de vente se multiplient dans les grandes villes de l'hexagone.

Aujourd'hui, ils sont une petite dizaine de distributeurs à se partager la belle opportunité commerciale de la cigarette électronique. Et leurs implantations ne cessent de croître, certains ayant doublé leur présence physique en 2 ans.
 

De nouveaux commerçants très optimistes

Les enseignes dédiés à la cigarette électronique prévoient une croissance exponentielle de leur chiffre d'affaire.

D'abord une prise de conscience du phénomène de santé public qu'engendre la consommation de tabac. Aujourd'hui, presque un fumeur sur 2 envisage ou essaye d'arrêter. Et c'est là toute la finesse du marketing de la cigarette électronique qui a réussi à induire l'image d'un produit de sevrage tabagique (et non de simple substitution). Pour ceux qui pensent avoir déjà tout essayé, la cigarette électronique apparaît même comme une ultime tentative.

La logique économique est implacable : si 10% des 15 millions de fumeurs recensés adoptent la cigarette électronique et achètent 3 cigarettes par an, cela représente 225 millions d'euros annuels, auxquels il convient d'ajouter le budget des recharges (une estimation à plus de 800 millions d'euros annuels a été avancée).

Pour autant, pour un fumeur moyen, opter pour la cigarette électronique revient beaucoup moins cher que l'achat de cigarettes.
 

Un merchandising bien étudié

La cigarette électronique, appelée aussi e-cigarette (notamment sur le web) existe en plusieurs variantes. Elle offre le choix parmi les trois doses de nicotine dans les cartouches de recharge : forte, moyenne, faible. Elle existe aussi sans nicotine.

Brevetée en 2005 par un pharmacien chinois, la cigarette électronique est depuis commercialisée à grande échelle par plus d'une centaine de marques à travers le monde. Celles-ci proposent de nombreux types de cigarettes électroniques allant du modèle jetable aux modèles les plus sophistiqués avec des designs variés.
Toutes importées de Chine, les cigarettes électroniques sont en moyenne produites à un coût estimé 10 fois inférieur au coût de production des cigarettes traditionnelles.
 

Cigarette électronique : tout le monde y gagne ?

Les fumeurs font des économies substantielles… et ce marché potentiel représente pour de nombreux jeunes entrepreneurs, l'occasion de se lancer dans la création d'une entreprise. D'autant que les perrspectives de croissances sont fortes et s'inscrivent sur la durée… De plus, ce marché est très rentable compte tenu des coût de production : tout est donc pour le mieux dans le monde des « vapoteurs »*.

Petit bémol toutefois : on ne sait pas, à l'heure actuelle, si la cigarette électronique est aussi dangereuse pour la santé que la cigarette classique, ce qui a poussé la Ministre de la Santé à commander une étude. L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de son côté, la répertorie comme un produit de consommation courante, tant que la concentration de nicotine dans les fioles est inférieure à 20 mg/ml. Cette petite incertitude pourrait avoir un impact sur le marché à venir…

*au lieu d'inhaler de la fumée de tabac avec les substances toxiques, le fumeur consomme de la vapeur aromatisée ou non, avec ou non nicotine : de là est né le mot « vapoter ».