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Les Régions en première ligne pour « booster » la nouvelle stratégie industrielle de la France

Publié le 09/12/2013 - Modifié le 19/12/2013

Les Régions en première ligne pour « booster » la nouvelle stratégie industrielle de la France

Soutenir l'innovation et le développement à l'international, et permettre la création de 480 000 entreprises en dix ans, tel est l'objectif assigné par les Pouvoirs Publics aux « 34 plans d'action industriels » présentés en septembre.

Fin novembre le Ministre du Redressement Productif a convié les responsables des Régions et de Pôles de compétitivité pour les impliquer dans cette stratégie de la « nouvelle France industrielle ».

Des priorités stratégiques à définir par les Régions
Le rôle des Régions ne se cantonnera pas à la sélection des PME et ETI les plus prometteuses de leurs territoires. Elles devront se positionner sur 5 plans prioritaires de rang 1, jugés stratégiques, et 5 plans de priorité régionale de rang 2, parmi les 34 plans d'action proposés.

Un dirigeant de PME jouera le rôle de chef de projet, et de relais à l'échelle nationale, pour chacun des 10 plans prioritaires définis.

Le Gouvernement attend un retour des Régions sur leurs choix pour mars 2014.

Transition énergétique, économie du vivant et numérique : les 3 piliers de l'avenir
Les 34 plans d'action élaborés par le Conseil National de l'Industrie (CNI) ont été conçus autour de priorités majeures :
- des marchés porteurs en pleine croissance et qui présentent des opportunités à l'échelle internationale
- des technologies maitrisés par la France sur le plan industriel et économique
- des potentiels de développement pour des entreprises françaises en pointe sur leur secteur qu'il soit académique, économique, industriel ou technologique
Les énergies renouvelables, les biotechnologies, le Big data, … tiennent évidemment une place de choix parmi les secteurs envisagés.

Cap sur la croissance
Les Pouvoirs publics ont la conviction que ces 34 plans sont le moyen de retrouver les emplois détruits par la désindustrialisation de cette dernière décennie.

Des chiffres très éloquents sont avancés : 480 000 emplois en dix ans, 45 milliards d'euros de valeur ajoutée dont 40% à l'export.

Pour engranger les points de croissance qui manquent aujourd'hui ces 34 plans vont aussi associer des acteurs publics aux entreprises privées (TGV du futur par exemple).

Pour financer ces plans l'Etat se dit disposer à débloquer plus de 3 milliards d'euros venant s'ajouter aux investissements du secteur privé.

La réussite de ce plan serait donc une « 3ème révolution industrielle ». Nous ne demandons qu'à le croire…