En France, les délais de paiement des factures sont encadrés par la loi.

Le non-respect de ces délais peut entraîner des conséquences financières pour les entreprises.

Cependant, il existe des exceptions et des recours possibles en cas de retard de paiement.

Adopter de bonnes pratiques permet de prévenir ces situations délicates.

Les délais de paiement légaux en France

Le délai de paiement légal entre professionnels est fixé à 60 jours à compter de la date d'émission de la facture. Ce délai peut être ramené à 45 jours fin de mois par accord contractuel.

Pour les transactions avec les consommateurs, le délai de paiement ne peut excéder 30 jours après la réception des biens ou l’exécution de la prestation de services. Ces délais s’appliquent sauf accord contraire entre les parties, sans toutefois dépasser 60 jours.

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Les exceptions aux délais de paiement standard

Certains secteurs d’activité bénéficient de délais de paiement dérogatoires :

  • Transport routier de marchandises : 30 jours
  • Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie et horlogerie : 90 jours
  • Secteur du livre : 45 jours fin de mois ou 60 jours date de facture

Des accords interprofessionnels peuvent également prévoir des délais de paiement spécifiques, sous réserve de validation par décret.

Les conséquences en cas de retard de paiement

Tout retard de paiement fait courir, de plein droit et sans nécessité de rappel, des intérêts moratoires. Leur taux est égal au taux d’intérêt appliqué par la Banque centrale européenne majoré de 10 points de pourcentage.

Une indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement s’ajoute aux pénalités de retard. Si les frais de recouvrement exposés sont supérieurs, une indemnisation complémentaire peut être demandée sur justification.

Les moyens de recours pour les entreprises en cas de retard

La mise en demeure

Avant toute action contentieuse, il est recommandé d’adresser une mise en demeure au débiteur. Ce courrier rappelle le montant dû, le fondement de la créance ainsi que les conséquences potentielles en l’absence de régularisation.

Les procédures judiciaires

Si la mise en demeure reste infructueuse, plusieurs procédures permettent d’obtenir un titre exécutoire :

ProcédureMontant de la créanceDélai moyen
Injonction de payerJusqu’à 10 000 €1 à 2 mois
Référé-provisionCréance non sérieusement contestable1 à 2 mois
Assignation au fondToute créance12 à 18 mois

Le choix du type de procédure dépend du montant et de la complexité de la créance. Des solutions alternatives au contentieux, comme la médiation ou l’arbitrage, peuvent également être envisagées.

Les bonnes pratiques pour éviter les retards de paiement

Instaurer des procédures de facturation et de relance efficaces contribue à réduire les retards de paiement. Vérifier la solvabilité des clients avant d’entrer en relation d’affaires et proposer des facilités de paiement adaptées sont aussi de bons réflexes à adopter pour éviter les retards de paiement.

A propos de l’auteur

Specialiste en gestion et finance pour TPE et PME. Dominique Geslin accompagne les dirigeants de petites entreprises dans leurs decisions financieres, comptables et managériales depuis plus de 10 ans. Fondateur de Comptanoo.