Le PERCO, ou plan d’épargne pour la retraite collectif, est un dispositif d’épargne salariale qui permet à l’entreprise d’aider ses salariés à préparer leur retraite, principalement via l’abondement. Depuis la loi PACTE, il n’est plus possible d’en créer de nouveaux : le PER d’entreprise collectif prend le relais, mais les PERCO déjà en place restent actifs. Voici comment il fonctionne, ce qu’il coûte réellement à l’employeur et sa fiscalité pour les deux parties.
Le PERCO de façon concise pour l’entreprise
Côté employeur, le PERCO est un outil de rémunération différée et de fidélisation. Il complète l’intéressement et la participation en orientant l’épargne des salariés vers le long terme.
Un outil d’épargne salariale collectif
Le PERCO s’inscrit dans le cadre plus large de l’épargne salariale. Pour comprendre son articulation avec les autres dispositifs, notre guide sur le fonctionnement de l’épargne salariale pose les bases utiles.
Depuis la loi PACTE : place au PER collectif
Depuis le 1er octobre 2020, aucune entreprise ne peut plus mettre en place un PERCO. Le relais est assuré par le PER d’entreprise collectif. Les PERCO existants restent valables et peuvent être transférés vers ce nouveau plan sans perte des sommes investies.
Ce que verse l’employeur : abondement et forfait social
Simulateur d'abondement
Estimez ce que votre versement peut devenir une fois abondé par l'employeur.
Le principal engagement de l’entreprise est l’abondement : une somme qui vient compléter les versements du salarié, dans la limite du triple de son versement et d’un plafond annuel (environ 3 769 euros par salarié en 2025).
À cet abondement s’ajoute le forfait social, une contribution patronale dont le taux dépend de la taille de l’entreprise. La loi PACTE l’a fortement allégé pour les plus petites structures.
| Effectif de l’entreprise | Forfait social sur l’abondement |
|---|---|
| Moins de 50 salariés | 0 % (supprimé par la loi PACTE) |
| 50 salariés et plus | 20 % (taux de droit commun) |
| PERCO investi en titres PME (gestion pilotée) | 16 % sous conditions |
Les sources d’alimentation côté salarié

Le salarié n’est pas limité à l’abondement de l’employeur. Il peut nourrir son plan par plusieurs canaux, ce qui en fait un placement flexible.
- Ses versements volontaires, dans la limite d’un quart de sa rémunération annuelle.
- Sa prime d’intéressement et sa participation.
- Des jours de repos non pris, selon l’accord en vigueur.
La fiscalité du PERCO pour les deux parties

La fiscalité avantageuse est ce qui rend le dispositif attractif de part et d’autre. L’abondement échappe à l’impôt sur le revenu du salarié, et les sommes placées issues de l’intéressement ou de la participation restent exonérées.
Pour l'entreprise, l'abondement est deductible du benefice imposable et exonere de cotisations sociales : c'est un complement de remuneration bien moins couteux qu'une hausse de salaire equivalente.
À la sortie, le capital récupéré par le salarié est exonéré d’impôt sur le revenu, seules les plus-values supportant les prélèvements sociaux.
Le déblocage de l’épargne
L’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite, où elle se récupère en capital, en rente, ou les deux. La réglementation prévoit néanmoins des cas de déblocage anticipé.
Ces cas incluent l’achat de la résidence principale, l’invalidité, le décès du conjoint, le surendettement, la fin de droits au chômage et la création d’entreprise. Hors ces situations, les fonds restent immobilisés.
Faut-il basculer vers le PER collectif ?
Conserver un PERCO reste pertinent : ses avantages sociaux et fiscaux sont intacts. Le transfert vers un PER collectif donne toutefois plus de souplesse, notamment sur les modes de sortie et la portabilité entre employeurs.
Le choix dépend de la politique sociale de l’entreprise. Pour les règles précises et à jour, la fiche officielle de l’épargne salariale fait référence.
