La pression de vapeur renseigne sur la capacité d’un corps à passer de la forme liquide ou solide à l’état gazeux.

Elle est nécessaire pour la fabrication des produits en pharmacie et dans la chimie fine.

Le recours à un laboratoire spécialisé est important pour obtenir une mesure précise et fiable de cette variable.

Voici 3 éléments qui doivent distinguer l’enseigne pour optimiser la réussite de votre projet.

Vérifiez les accréditations et les certifications du laboratoire

Un laboratoire accrédité par le COFRAC en France ou qui détient la certification ISO/CEI 17025 est une ressource fiable pour analyser la pression de vapeur de vos substances.

Ces documents attestent de la compétence de l’organisation à réaliser des mesures justes et conformes aux normes en vigueur. Ils garantissent l’utilisation de méthodes éprouvées et assurent ainsi la pertinence des résultats.

La norme ASTM D2879-18 fait foi pour les liquides purs et les mélanges compatibles avec le verre.

Le laboratoire choisi pour mesurer la pression de vapeur doit aussi respecter la réglementation REACH. C’est une ligne directrice de l’OCDE 104 qui répertorie, évalue et autorise ou proscrit la manipulation des substances chimiques.

Le dispositif précise que la détermination de ce paramètre doit se faire à température ambiante pour préserver l’environnement et la santé humaine.

L’analyse est fiable quand elle est faite en condition BPL (bonnes pratiques de laboratoire) et sans cette norme qui est aussi un essai de l’OCDE 104.

Les règlements CE 440/2008, CLP 1272/2008 (SGH), CIMAP et les lignes directrices de l’OCSPP sont également des accréditations pertinentes.

Examinez les méthodes et les protocoles de mesure

L’essai OCDE 104 offre un cadre réglementaire pour les méthodes de mesure de la pression de vapeur d’un composé.

La norme autorise 8 techniques parmi lesquelles les laboratoires peuvent faire leur choix en fonction des objectifs de l’étude.

La mesure statique et l’isothéniscope sont les plus utilisés, mais les options suivantes sont aussi appropriées :

  • jauge à rotor,
  • saturation de gaz,
  • méthode de Knudsen,
  • balance de pression de vapeur,
  • thermogravimétrie isothermique,
  • dynamique (méthode de Cottrell).

La précision des résultats dépend de la nature de l’échantillon et des contraintes expérimentales. Le laboratoire doit réaliser les mesures à plusieurs températures, quelle que soit la technique utilisée.

Ce protocole facilite la vérification de la linéarité de la courbe de pression de vapeur et elle est une exigence de l’OCDE 104.

résultat pression de vapeur

Analysez les délais des services et la flexibilité des offres

Le rapport de mesure de la pression de vapeur du laboratoire doit être conforme au logiciel IUCLID. Il contient un descriptif clair de la méthode employée et les données expérimentales.

Les résultats sont souvent présentés sous forme de tableaux et de courbes suivis de leur traitement.

Beaucoup d’acteurs du secteur de la recherche et du développement se basent sur des modèles thermodynamiques pertinents comme la loi d’Antoine pour ces études.

Un laboratoire performant vous proposera aussi d’autres analyses comme la thermogravimétrie. Elle anticipe une dérive de la pression au moment de la mesure.

Ce phénomène est souvent lié à la décomposition de certains constituants du mélange à étudier qui émettent du gaz.

Certaines organisations conçoivent et développent des équipements de mesures personnalisés pour optimiser les délais de livraison et vous faire profiter d’une offre flexible.

A propos de l’auteur

Specialiste en gestion et finance pour TPE et PME. Dominique Geslin accompagne les dirigeants de petites entreprises dans leurs decisions financieres, comptables et managériales depuis plus de 10 ans. Fondateur de Comptanoo.