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Pourquoi l’apprentissage fait-il du surplace ?

Publié le 03/01/2017 - Modifié le 03/01/2017

Pourquoi l’apprentissage fait-il du surplace ?

Sans cesse réaffirmé dans les priorités nationales, doté d’aides financières importantes, l’apprentissage a peu progressé en 2016. Radioscopie.

L’immobilité des chiffres

 
En septembre 2016, le nombre de contrats d’apprentissage conclu était de 63 955, soit exactement 111 de plus qu’en septembre 2015. 
Un constat de surplace renforcé par le fait que septembre et octobre, rentrée oblige, sont habituellement les mois les plus prolifiques.
Une situation à peine modulée par la hausse totale constatée sur les 10 premiers mois de 2016, soit de +2,6% par rapport à la même période en 2015.
 

Des aides pourtant incitatives

 
Le coup de pouce de juin 2015, avec la prime forfaitaire de 4 400 euros pour toute embauche d’un apprenti mineur par une entreprise de moins de 11 salariés, n’a donc pas pesé autant que les Pouvoirs publics ne l’escomptaient.
Et le fait que la prime soit cumulable avec un crédit d’impôt de 1 600 euros par apprenti, ainsi que des exonérations de charges sociales, n’aura finalement pas pesé davantage.
Ni le fait que, depuis janvier 2016, les formations en apprentissage puissent donner accès aux mêmes titres professionnels que ceux jusqu’ici réservés aux contrats de professionnalisation.
 

Pourquoi cette immobilité ?

 
Certains observateurs avisés fournissent des explications d’ordre comptable. Il y aurait une différence de près de 2 mois entre les contrats signés par les entreprises et leur dépôt, avec toutes les pièces conformes auprès des chambres consulaires.
Alors, lenteur administrative, complexité des démarches, méconnaissance des aides ? Sans doute un peu de tout cela cumulé.
Les instances patronales évoquent une autre raison : les entreprises ne seraient pas assez impliquées et écoutées dans les démarches de formation et d’insertion. Certaines pointent du doigt les décideurs de l’Education nationale qui, pour maintenir certains lycées professionnels, sont peu enclins à favoriser les démarches qui donnent plus de place à la vie en entreprise.
 

Quelles sont les perspectives ?

 
Quelle que soit la grille de lecture et quelle que soit l’analyse posée, il est important de mettre la marche avant. C’est la conviction du MEDEF qui fait des propositions qui vont moins dans le sens de demandes d’aides supplémentaires, mais plus vers une co-construction des diplômes professionnels, ou une gestion plus libre des taxes d’apprentissage.
En attendant une évolution dans ce sens, ne pas profiter des aides et donc de limiter la formation professionnelle sur le terrain sous motif de démarches trop complexes pourrait avoir des effets regrettables sur la durée.
 


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