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Chef d'entreprise : comment rebondir en cas d'échec ?

Publié le 28/11/2013 - Modifié le 04/09/2013

Chef d'entreprise : comment rebondir en cas d'échec ?

Entreprendre, c'est prendre des initiatives pour réussir, mais aussi prendre des risques… Le principal étant de ne pas rencontrer le succès dans son projet. C'est pourquoi il faut envisager et anticiper cette possibilité. En effet, des solutions existent pour permettre aux chefs d'entreprises de rebondir en cas d'échec.

Plus que jamais, un chef d'entreprise est dans une position solitaire et il assume généralement seul les conséquences de l'exercice de ses responsabilités (financières, juridiques).

Sa vie professionnelle et sa  vie personnelle sont étroitement liées. En conséquence, un « accident de parcours » (un impayé peut provoquer une situation catastrophique pour l'entreprise…) dans le cadre de son entreprise peut avoir des répercussions sur son avenir professionnel et sur la préservation de sa « qualité de vie »… Le cas échéant, il se doit de repenser son avenir, de définir à nouveau un projet de vie, sans être contraint par l'urgence et la nécessité de choisir ses orientations professionnelles, en préservant son quotidien.

Il existe des solutions qui permettent aux chefs d'entreprise, artisans, commerçants de se couvrir contre certains des risques de l'entrepreneuriat… L'une d'entre elles est portée par la GSC qui est une association créée en 1979 à l'initiative conjointe du MEDEF et de la CGPME auxquels s'est associée l'UPA.

Voici dans les grandes lignes les prestations mises à la disposition des chefs d'entreprise :

• Les dirigeants d'entreprise en activité peuvent bénéficier d'une indemnité de 55 ou 70% du revenu net fiscal professionnel (hors dividendes) sur 12, 18 ou 24 mois selon les options retenues.
• Les créateurs ou repreneurs d'entreprises depuis moins 3 ans peuvent à partir d'une cotisation annuelle de 384 € bénéficier, sous certaines conditions d'une indemnité annuelle forfaitaire de 5 388€.

Comment fonctionne la GSC ?
La GSC protège les revenus des chefs d'entreprise en cas de perte involontaire de l'activité professionnelle suite à un événement touchant :


• soit l'entreprise : redressement, liquidation, cession judiciaire, fusion-absorption, restructuration profonde, dissolution ou cession à l'amiable, à la suite d'une contrainte économique ;
• soit directement le dirigeant : révocation ou non-reconduction du mandat.


ZOOM SUR LA FISCALITÉ
Pour les mandataires sociaux, les cotisations versées par l'entreprise sont assimilées à un élément de rémunération (avantage en nature) soumis à cotisations sociales et imposables. Les prestations, elles, ne sont pas imposables. Pour les statuts de salarié, la loi Madelin permet de bénéficier d'avantages fiscaux : cotisations versées au titre de la GSC se déduisent en complément de celles versées au titre des contrats prévoyance, santé et retraite complémentaires (dans les conditions prévues par la règlementation en vigueur).


Pour en savoir plus, cliquez-ici :http://www.groupama.fr/entreprise-proteger-le-dirigeant-et-les-salaries/entreprise-protection-du-dirigeant/entreprise-n-perte-d-emploi.html