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La protection des travailleurs non salariés et la crise : les enseignements d'une étude Groupama-Gan

Publié le 31/01/2014 - Modifié le 04/02/2014

La protection des travailleurs non salariés et la crise : les enseignements d'une étude Groupama-Gan

Dans un sondage confié à l'IFOP, les assureurs Groupama et Gan ont sondé le moral de leurs clientèles de travailleurs non salariés au statut d'Auto-entrepreneurs et Micro-entrepreneurs.

Les 400 répondants ont exprimé un impact direct de la crise sur leur situation professionnelle et personnelle.

Chiffre d'affaires et rentabilité impactés

65% des répondants font état d'un chiffre d'affaires touché par le contexte économique et 60% notent un effet direct sur leurs commandes. Ils sont 48% à exprimer une difficulté à obtenir un crédit bancaire. Enfin 63% des employeurs de personnel estiment que la masse salariale est touchée.
En analysant par secteur, l'étude pointe que le secteur du Commerce apparaît plus durement touché par ces effets de la crise.

Un constat qui vaut aussi pour l'augmentation du risque d'impayés : 77% des répondants du secteur commerce le signalent contre 68% tous secteurs confondus.
Enfin 94% se déclarent inquiets quant à l'augmentation des taxes et charges.

Prioritairement assurés pour leur responsabilité et leur outil de travail

87% affirment avoir souscrit une assurance couvrant la responsabilité civile. 75% ont assuré leurs locaux et 64% ont assuré leur matériel. 54% ont souscrit une assurance prévoyance (retraite, indemnités journalières) et 37% se sont assurés contre les pertes d'exploitation. Les assurances « perte d'emploi » et « homme-clé » ne sont souscrites que par 14% des répondants.

Une protection des salariés plus en retrait

Seulement 51% ont souscrit une assurance santé, 42% une assurance retraite et 41%  une assurance prévoyance. Le contrat d'épargne salariale n'a été souscrit que par 16%.
Selon les catégories, 37 à 60% affirment faire confiance à un assureur unique pour l'ensemble de leurs contrats.

Au regard de l'Accord National Interprofessionnel, ils sont 36% à se tourner en priorité vers leur expert-comptable, 27% déclarent contacter prioritairement leur assureur pour obtenir des informations. Les médias (9%), les juristes (3%), les banquiers (3%) viennent loin derrière en tant que source d'information déclarée.

A noter que l'assureur représente le contact privilégié des auto-entrepreneurs (39%) et des entreprises de 6 salariés et plus (42%).

Plus d'un tiers (34%) déclare avoir déjà mis en place un contrat collectif santé en prévision de l'obligation au 1er janvier 2016 instauré par l'ANI.