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Les défis des TPE-PME françaises : Les préoccupations constantes des chefs d'entreprises

Publié le 17/12/2013 - Modifié le 17/12/2013

Les défis des TPE-PME françaises  : Les préoccupations constantes des chefs d'entreprises

Les points d'attention des patrons de TPE-PME sont toujours sensiblement les mêmes : maintien des ventes, optimisation de la trésorerie, resserrement des dépenses sont les défis exprimés pour 2014.

Avec un trait d'humeur en prime : les dirigeants interviewés ne se sentent pas estimés à leur juste apport pour l'économie française.

A propos de croissance
Seule l'activité sur internet semble tirer son épingle du jeu avec une augmentation des ventes en ligne citée par 46% des répondants. L'activité globale est en revanche en stagnation au cours des 6 derniers mois pour 24% de l'échantillon global des interviewés.

3 causes sont citées en explication à cette panne de la croissance : baisse de la demande client (60%), crise de la zone euro (48%), difficulté à trouver de nouveaux clients (42%).

Leurs remèdes pour générer de la croissance nouvelle ? Prospection de nouveaux clients (64%), amélioration de la relation client (47%), assainissement des finances par des coupes budgétaires (24%).

Un cardiogramme plat
Pour les dirigeants interrogés la situation ne va guère changer en 2014 et leurs enjeux demeurent les mêmes : maintenir le volume d'affaires (49%) trouver de nouveaux clients (49%) et maitriser les coûts : 48%).

Pour enfoncer le clou de cette vision atone, 40% prévoient de ne pas augmenter leurs dépenses en 2014 et 27% de les réduire. En corolaire de cette stratégie prudentielle 34% estiment que la bonne gestion de la trésorerie est un gros challenge. Certains vont jusqu'à envisager de durcir les conditions accordées à leurs clients.

Des dirigeants qui s'estiment sous-évalués
Sans renier leur choix de devenir patron de leur entreprise, ils estiment à 80% être sous-estimés par rapport à leur apport réel à  l'économie française.

Ils revendiquent cependant d'être devenu patron pour être maitre de leurs décisions (77%), s'investir dans une cause à laquelle ils croient (72%) et aussi pour bénéficier d'un meilleur rapport vie privée/vie professionnelle (54%).

Un rayon d'espoir perce à travers cette vision plutôt grisâtre : 44% des interviewés ont l'espoir de pouvoir diversifier leur offre ou activité et 73% estiment que leurs principales opportunités sont plutôt locales ou nationales. Un bon signe donc pour l'économie « domestique ».