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L’ère des objets connectés ne fait que commencer

Publié le 19/01/2015 - Modifié le 20/01/2015

L’ère des objets connectés ne fait que commencer

Déjà présents mais pas encore ancrés dans notre quotidien, les objets connectés se perfectionnent. De nombreuses start-up françaises s’y intéressent.

Objets connectés : un marché en maturation

Une enquête récente, menée auprès de 24 000 utilisateurs potentiels dans 24 pays (dont la France) montre des velléités d’achat encore modestes : 12% d’intentions seulement à court terme.

Un chiffre qui monte à 40% sur une échelle de 5 ans.

En cause notamment la fiabilité et la simplicité : les utilisateurs actuels estiment que la mise en service est difficile et que le fonctionnement est en décalage avec la promesse publicitaire.

Parmi les objets connectés qui bénéficient des plus fortes intentions d’achat : les caméras de surveillance et les systèmes de sécurité domotiques (41 % des répondants), les thermostats intelligents (39 % des répondants), les systèmes multimédia embarqués dans les véhicules (37 %), les imprimantes 3D (35%) et les lunettes connectées (35 %).

Le marché des objets connectés n’est pas encore mature mais ça ne saurait tarder.

Utilité, service, discrétion : 3 enjeux des objets connectés

Les entreprises présentes dans ce marché de pointe le savent, une fois mis en service les objets connectés doivent d’abord se faire oublier avant de se rendre indispensables.

Se faire oublier par le design : certaines start-up mettent l’accent sur l’apparence de l’objet connecté qui doit utiliser un design et des matériaux capables de rivaliser avec des objets de mode et de luxe.

Se faire oublier par la miniaturisation : c’est notamment le cas pour des vêtements connectés qui mesurent notre dépense physique ou notre confort. Ainsi une start-up française déclare travailler sur la miniaturisation des capteurs pour qu’ils puissent être tissés directement sur le métier des fabricants de textiles.

Se rendre indispensable au contraire par le service rendu : ainsi une autre start-up française envisage d’équiper tout type de chaussure par des capteurs permettant de réguler la chaleur du pied via un smartphone. Une autre start-up propose une pédale à vélo connectée au smartphone du propriétaire pour suivre sa localisation ou lui envoyer un avertissement d’alerte en cas de mouvement du vélo lorsque celui-ci est garé : un moyen très moderne pour lutter contre le vol.

Objets connectés : Un enjeu colossal pour les start-up

Le nombre d'objets connectés dans le monde pourrait atteindre 50 milliards d'ici 2020, soit 25 fois plus que le nombre actuel de smartphones en utilisation, selon des estimations d’un équipementier en téléphonie.

Le chiffre estimé paraît aujourd’hui démesuré. Pourtant, lorsque les objets connectés auront cessé d’être des gadgets et qu’ils seront tellement dans notre quotidien que nous n’y penserons même plus, alors ce chiffre n’aura plus rien d’ahurissant.

Brosse à dents, porte-biberon, patins à roulette ou réfrigérateurs connectés : tous ces objets et bien d’autres ont été présentés récemment au salon d’électronique grand public de Las Vegas.

Alors, pour paraphraser un célèbre slogan publicitaire, pour les start-up qui ont participé « demain c’est déjà aujourd’hui ».

Et nous ne pouvons que nous féliciter que les entreprises françaises soient très présentes sur ce marché à l’avenir plus que prometteur.