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Financement des PME : quels sont les leviers actuels ?

Publié le 08/02/2016 - Modifié le 08/02/2016

Financement des PME : quels sont les leviers actuels ?

Les PME sont plus touchées par les réformes financières et sont davantage tributaires du financement bancaire que les grandes entreprises.

Vulnérabilité des PME face à l’évolution du crédit bancaire

C’est un constat maintes fois mis en avant, mais un nouveau rapport de l’OCDE le confirme : la crise financière de 2008 à 2011,  a davantage exposé les PME en matière de financement. De nombreuses entreprises ont été obligées d’augmenter leur endettement pour survivre à la crise. En outre, les réponses des Pouvoirs publics avec des programmes de stabilisation adoptés dans l’urgence, privilégiaient souvent les mécanismes qui permettaient aux entreprises d’accroître leur endettement (prêt direct, garanties de prêts).
En corolaire, depuis la crise, les banques de nombreux pays de l’OCDE ont réduit la taille de leurs bilans afin de se conformer à des règles prudentielles plus strictes.
Ce n’est qu’une maigre consolation, mais le financement des PME est loin d’être un phénomène national. Et dans de nombreux pays européens les instruments de financement classique ont montré leurs limites.

 

Un besoin urgent d’élargir les instruments financiers

C’est l’une des préconisations du rapport de l’OCDE : l’expansion des circuits financiers doit être vue comme un des objectifs  majeurs dans la quête d’un reprise durable et d’une croissance pérenne.
Le financement bancaire restera incontournable pour les PME, mais un ensemble plus diversifié d’options de financement devient nécessaire pour favoriser l’investissement et réduire la vulnérabilité des PME face aux fluctuations du marché du crédit.
Pour être efficace, ce nouveau « système financier » efficace doit procurer des ressources  à tous types d’entreprises et canaliser l’apport financier provenant de différentes sources vers l’investissement productif.
Les investisseurs institutionnels et autres acteurs non bancaires, y compris les investisseurs privés, ont un rôle potentiel à jouer pour combler le déficit de financement des PME.
En somme le rapport montre que la voie est ouverte aux nouveaux types de financement, plus participatifs et plus socialement responsables.

 

L’interconnexion croissante des marchés de capitaux : une solution ?

C’est en tous cas une piste que point le rapport. La gamme des options de financement à la disposition des PME est de plus en plus large, même si certains d’entre eux, sous leur forme actuelle, semblent réservés à un faible pourcentage de PME.
Jusqu’à présent, le manque de connaissance de ces instruments alternatifs, de leurs modalités et de leur fonctionnement de la part des PME, des institutions et des pouvoirs publics ont freiné leur diffusion.

 

Quelles sont ces sources de financement alternatives ?

Le rapport dénombre 4 leviers de différentes natures.
•    Le financement par nantissement d’actifs : Affacturage - Crédit-bail – Financement de commandes – Crédit-Stockage, …
•    Les autres types d’emprunts : Obligations d’entreprise – Titrisation de créances – Placements privés – Crowdfunding, …
•    Les formes de financement « hybrides » : Prêts participatifs – Obligations convertibles – Obligations avec bons de souscription, …
•    Les instruments de capitaux propres : Capital-investissement – Capital-risque – Financement participatif par actions, …

En synthèse, ne cherchez pas la nouveauté, la boule de cristal de l’OCDE (organisation de coopération et de développement économique) n’en révèle. Tout au plus elle confirme des tendances qui se dessinent depuis 2008 et confirme que dans l’économie de marché occidental, ce sont bien les PME qui sont les plus exposées dans cette recherche d’un nouveau souffle financier.