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Le crowdfunding au secours de la trésorerie des TPE ?

Publié le 16/11/2015 - Modifié le 06/06/2016

Le crowdfunding au secours de la trésorerie des TPE ?

Aujourd’hui le crowdfunding ouvre ses frontières d’intervention au-delà du financement de la croissance des start-up. Zoom avant.

Une expansion constante

 
Aujourd’hui le financement participatif, plus volontiers appelé crowdfunding, gagne du terrain dans de nombreux secteurs et ouvre ses possibilités : que ce soit pour financer du matériel, le dépôt d’un brevet, gagner en fonds de roulement ou améliorer sa trésorerie, le crowdfunding apporte de nouvelles réponses.
En 2014, ce sont 152 millions d'euros qui ont été collectés sur des plateformes de finance participative en France, présentant une croissance de 84% par rapport à 2013.
C’est dire l’essor de ce nouveau type de financement, encore favorisé par la frilosité des banques en matière de prêts court terme et prêts de trésorerie.
 

Le fonctionnement simple du crowdfunding

 
C’est probablement une des autres clés de son succès. Les acteurs sont toujours des plates-formes sur internet. Il en existe maintenant des centaines, qui se spécialisent par domaine et/ou secteurs d’activité.
Les plates-formes ont le rôle pivot de mise en relation et permettent de déposer une demande de financement, d’exposer un projet et de participer à un financement.
 
Le crowdfunding peut s’opérer de différentes manières :
  • un don ou une contribution moyennant contreparties en nature (comme des réductions, des cadeaux...) ou encore à une participation aux bénéfices éventuellement générés par le projet,
  • un prêt à titre gratuit ou rémunéré,
  • une participation aux fonds propres de l'entreprise par la souscription de titres (actions ou obligations), l'épargnant est alors rémunéré par d'éventuels dividendes et plus-values de cession.
Les plates-formes, quant à elles, se rémunèrent pas une commission sur les sommes récoltées (en général de 5 à 12%).
 

Le choix d’une plate-forme

 
Le premier critère de choix est bien sûr le domaine d’intervention de la plate-forme (investissements, trésorerie, innovation, …). 
Il faut aussi essayer de connaître le taux de succès de la plate-forme ou encore le mode de contreparties pratiquées (don, contreparties en nature, titres, intérêts).
Et pour finir, son statut : à savoir intermédiaire en financement participatif (IFP) lorsqu'il s'agit d'un financement sous forme de prêts ou de dons, ou conseiller en investissement participatifs (CIP) lorsqu'il s'agit d'un financement sous forme de titres financiers. 
A noter : en 2014, les Pouvoirs publics ont officialisé et encadré le statut de Conseiller en investissements participatifs (CIP) et ont confié à l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) la mission de superviser et de réguler l’activité des CIP.