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Start-Up françaises : des propositions pour les booster

Publié le 28/11/2013 - Modifié le 31/10/2012

Start-Up françaises : des propositions pour les booster

Un nouveau rapport vient d'être déposé au ministre chargé de l'innovation et de l'économie numérique.

Moins bruyants que les « pigeons », ces entrepreneurs ayant défrayé la chronique récemment, Philippe Hayat, le chef d'entreprise bien connu pour sa capacité à entreprendre, et par ailleurs président du Mouvement des 10 000 Entrepreneurs, organisation de lancement et de soutien pour entreprises naissantes, notamment dans les nouvelles technologies, vient de transmettre son rapport à Fleur Pellerin.

De quoi s'agit-il ? Ni plus ni moins que de la mise en place d'un « Small business Act » à la française, c'est-à-dire d'un dispositif favorisant, en la simplifiant significativement, la création de petites entreprises en France.

Note : le "Small Busines Act", tel qu'il existe aux États-Unis, a également la particularité d'obliger le secteur public à réserver 25 % de ses commandes aux petites entreprises.

L'objectif de l'auteur de ce nouveau recours n'est rien de moins que de vouloir doubler le nombre de PME de plus de 50 salariés d'ici à 5 ans, ce qui devrait permettre, toujours selon lui, la création de 200 000 emplois supplémentaires par année.

Parmi ses propositions les plus percutantes, citons :
•    des financements dédiés à la création d'entreprises innovantes,
•    des incitations fiscales pour les entrepreneurs prenant des risques d'investissement pour créer ou développer des entreprises,
•    des encouragements gouvernementaux du type « Business Angels » pour ces investisseurs qui acceptent de financer l'amorçage d'entreprises nouvelles et innovantes,
•    une sensibilisation systématique des collégiens et lycéens de 14 à 18 ans à l'entreprenariat,
•    la mise en place « d'écosystèmes Recherche, Enseignement, Incubation, Financement ».

Principales difficultés déjà relevées par les commentateurs à la présentation de ce rapport : les contraintes européennes et notamment le dogme qui prévaut à Bruxelles de « la concurrence libre et non faussée ». Peut-être une fenêtre d'action quand même : en décembre 2008, les ministres européens ont eux-mêmes plaidé pour la mise en place de telles mesures.