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Quoi de neuf sur les perspectives d’export des PME en 2017 ?

Publié le 12/03/2017 - Modifié le 20/02/2017

Quoi de neuf sur les perspectives d’export des PME en 2017 ?

Dans une (nouvelle) perspective de faible croissance pour l’économie nationale, les PME françaises seront contraintes de chercher des débouchés à l’export.

Quelle est la situation sur les 2 dernières années ?

« Avec 125.000 entreprises exportatrices, la France a retrouvé en 2015 son plus haut niveau depuis 2003 » s’est réjoui à la rentrée 2016 le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur.
Certes, mais l’Allemagne compte 350 000 PME exportatrices. Pour ne pas lasser en citant en permanence la locomotive germanique, notons par exemple que l’Italie compte 240 000 PME exportatrices.
Si on se hasarde à un comparatif selon les tailles d’entreprises, les PME françaises ne représentent que 15,7% des exportations, contre 34,1% pour les ETI et 50,2% pour les Grands groupes (chiffres communiqués par le service des Douanes).

 

Pourquoi cette frilosité perdure-t-elle ?

Au premier rang des freins pour les PME de France, la crainte du risque d’impayé : 59% des entreprises craignent que leurs clients n'honorent pas leurs engagements, selon le dernier baromètre du cabinet Euler Hermes.
Viennent ensuite le frein du risque de change et puis celui du risque géopolitique.
En conséquence les PME françaises concentrent leurs efforts sur les échanges avec les voisins de l’UE : Allemagne, Espagne, Belgique.
Pourtant le gros potentiel est ailleurs : les pays émergents offrent des perspectives de croissance majeures et sont considérés comme des marchés attractifs par les PME de nos voisins.
Une exception française ? Les risques sont-ils plus grands que les PME des pays voisins ?

 

Pourtant des aides publiques existent

Pour lutter contre ces freins, les Pouvoirs publics multiplient les initiatives. En 2017, ce sont 3 000 PME qui vont en principe bénéficier du « parcours simplifié à l'export » mis en œuvre par BpiFrance, Business France et les chambres de commerce.
Par ailleurs, le nouveau Code douanier de l'UE, entré en vigueur le 1er mai 2016, simplifie et dématérialise de nombreuses procédures.
Sans compter l’effort qui est porté sur les Volontaires internationaux en entreprise (VIE) avec un objectif de 10 000 postes en 2017.

Etant donné que l’année 2017 s’annonce comme une période de changement, espérons que l’audace retrouvée à l’export des PME fasse partie de ces nouvelles données macroéconomiques.