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Baromètre export : grandes tendances 2016

Publié le 06/10/2016 - Modifié le 06/10/2016

Baromètre export : grandes tendances 2016

Pour 2016, le gain à l’export des entreprises françaises se réduit à 10 Milliards d’euros : un trou d’air ponctuel car dès 2017 le gain remonterait à 34 Milliards.

Une demande extérieure en baisse et un recentrage vers l’UE

Le baromètre indique que la compétitivité de la France se redresse, mais l’export rapporte moins : la baisse du prix des matières premières s’est diffusée à tous les autres biens et la dépréciation des devises émergentes a renforcé cet effet prix négatif.
En conséquence, le déficit commercial devrait se creuser pour s’établir à -55 milliards d’euros pour 2016.

2016 devrait aussi marquer un fort recentrage des exportations françaises vers la zone euro : plus des deux-tiers de la croissance des exportations françaises en proviendront (Allemagne, Espagne, Belgique, Italie et Pays-Bas en tête). Certains secteurs bénéficieront plus directement de cette nouvelle demande : les biens d’équipement (+3,1 milliards), la chimie (+1,9 milliards) et l’automobile (+1,9 milliards).

 

L’année 2017 s’annonce plus favorable

Avec un commerce mondial prévu en hausse de +3,4% en volume en 2017 et des effets prix qui joueront plus favorablement (le choc pétrole sera dépassé), les exportations françaises s’accroitront de 34 Milliards d’euros, un rythme plus conforme avec le potentiel des entreprises françaises à l’exportation.
L’ancrage européen restera plus fort que par le passé, car les exportateurs français bénéficieront du renforcement de la croissance européenne.
Toutefois, le grand export fera aussi son retour, la Chine apparaissant à nouveau parmi les 10 plus fortes croissances à l’export (+1,3 Mds en 2017).

 

Un recentrage géographique qui amoindrit les risques financiers

Comme en 2014 et en 2015, l’indice de défaillances à l’export français devrait reculer en 2016 (-3,3%). La France bénéficie à plein de son exposition géographique très européenne et de la reprise de la zone.
L’Europe occidentale est en effet, d’après les prévisionnistes, la seule région du globe où les défaillances d’entreprises continueront de baisser en 2016 (-5%) et en 2017 (-3%).

De plus, la part de l’export intra zone euro est un véritable pare-feu pour les entreprises françaises, dans une période de tumultes sur le marché des changes, souvent couplés avec davantage de protectionnisme (près de 700 nouvelles mesures protectionnistes à travers le monde en 2015).

 

Exporter ou investir localement : qui prévoit quoi ?

64% des entreprises privilégient l’export comme stratégie d’internationalisation plutôt que l’implantation locale.
La forte concentration de leurs exportations en Europe leur évite d’être confrontées aux barrières protectionnistes. Les secteurs qui exportent le plus sont d’ailleurs ceux qui bénéficient pleinement du marché commun (agriculture, agroalimentaire).

36% des entreprises font le choix de l’implantation locale. Ces choix sont essentiellement portés par des raisons de facilité d’accès au marché et de proximité du consommateur (51%) plutôt que par des raisons de coût du travail (9%) ou de fiscalité locale (4%).
Ce sont les services, pour lesquels les barrières au commerce restent plus fortes, qui recherchent le plus une implantation locale.

Les chiffres de fusion acquisition, en hausse de +19% en 2015 soutiennent l’hypothèse d’un pouvoir d’achat accru des entreprises françaises alors que l’export devient plus difficile.

A noter : Cette internationalisation plus capitalistique rapporte 1,2 point de PIB.

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