Actualité export

30 Milliards d'Euros d'aide à l'Export : insuffisant et trop éparpillé estiment les PME

Publié le 27/02/2014 - Modifié le 27/02/2014

30 Milliards d'Euros d'aide à l'Export : insuffisant et trop éparpillé estiment les PME

C'est l'opinion majoritaire qui ressort auprès des adhérents de l'association « Croissance Plus » qui fédère dirigeants de PME à forte croissance et leurs partenaires-conseil (financement, capital risque, experts comptables…), dans un sondage à propos des mesures du pacte de compétitivité.

Un crédit d'impôt export attendu

Constatant que l'économie internationale s'améliore, les entrepreneurs ont conscience que l'export peut être un nouveau moteur de croissance. Pourtant les dirigeants font le constat que la France perd des parts à l'export depuis 2000.

Pour l'attribution des 30 Milliards d'euros engagés, les dirigeants attendent plus de rationalité et de lisibilité. Ils estiment qu'une mesure comme un crédit d'impôt calqué sur le modèle du Crédit d'Impôt Recherche (CIR) serait plus direct et plus simple.

La problématique du financement toujours sensible

Face à un durcissement des conditions du crédit bancaire, les PME de croissance sont à la recherche de nouvelles sources de financement. Leur intérêt se tourne vers les aides publiques via Bpifrance (à 36% des citations), le capital investissement (23%) ou le PEA-PME (20%). Les mesures qui favorisent le « crowfounding » (financement par des sources multiples et via de petites participations) retiennent également leur attention.

A contrario les dirigeants des PME de croissance rejettent en bloc le financement par la trésorerie qui consiste, pour les grands groupes, à se financer par l'allongement des délais de paiement envers leurs sous-traitants PME, et militent pour une réduction des délais de paiement.

Un pacte de responsabilité qui peine à convaincre

Loin du discours présidentiel du 14 janvier qui parlait de « contreparties vérifiables » au regard des 30 Millions d'euros d'allègements de charge promis aux entreprises, en évoquant « davantage d'investissements en France », les dirigeants de PME de croissance attendent plutôt des coups de pouce à l'Export.

Ils sont 9 sur 10 à ne pas accorder leur confiance au gouvernement pour relancer la croissance, créer des emplois et réduire l'endettement.

Un déficit qui se reflète dans leurs décisions d'investissements et dans leurs prévisions d'embauche. Seulement 32 % prévoient d'augmenter leurs investissements dans les six prochains mois et seulement 33 % d'augmenter leurs effectifs.

Simplification et allègement des charges : des attentes fortes

Simplification du droit du travail (77 %), diminution drastique des dépenses publiques (75 %) et baisse de la fiscalité sur les entreprises pour relancer l'investissement (69 %) sont les 3 leviers principalement cités pour relancer la compétitivité et créer des emplois. Plus dans le détail, les dirigeants estiment qu'il faut remplacer le Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi (CICE) par un allégement des charges patronales (79 %), annualiser le temps de travail (72 %), mettre en place un contrat de travail unique aux droits progressifs (68 %).