Les étapes de la création d'entreprise - 10 - Les premiers mois d'activité
| Publiée le 03/06/2008 |
Dossier réalisé par l'
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EN BREF...
Durant les premiers mois dactivité, le créateur va découvrir et se familiariser avec un nouveau monde, celui de lentreprise et de son environnement - et mettre en oeuvre les moyens et procédures qui permettront de contrôler lefficacité commerciale et administrative de lentreprise.
Lobjectif de cette rubrique, en cours de construction, est dapporter au nouvel entrepreneur le minimum de connaissances et de conseils qui lui seront nécessaires pour lui permettre de passer le cap de ces premiers mois dactivité sans encombre.
Il va devoir notamment :
Concevoir et mettre en place ses actions commerciales
Vendre représente désormais le premier objectif de lentreprise !
A partir des actions commerciales définies dans le dossier de création, il convient maintenant :
- de détailler leur contenu en se remémorant, pour chacune delle, leur objectif,
- de se doter dun outil (tableau de bord) qui permette de définir les différentes phases de chaque action ainsi que le temps à y consacrer et de vérifier que leur coût soit bien en adéquation avec le budget prévu à cet effet.
En suivant bien leffet de chaque action, on peut identifier celles qui ont le meilleur ratio "coût/temps/efficacité".
Les actions de communication ont pour but daider le créateur à atteindre ses objectifs commerciaux en lui procurant une visibilité auprès de la clientèle quil entend convaincre. Si ces actions sont efficaces, elles doivent, en toute logique, générer une croissance de lactivité.
Mais attention, la croissance nest pas toujours synonyme de réussite ! Elle peut se retourner de manière redoutable contre lentreprise en phase de démarrage qui se trouve "dépassée" après quelques articles dans les journaux, ou après une petite campagne publicitaire ou encore après un mailing...
En effet, à ce stade de son développement, lentreprise na pas forcément la trésorerie nécessaire pour faire face à un accroissement brutal de son activité avec toutes les conséquences que cela implique (embaucher rapidement, acheter de nouveaux équipements...). Doù lutilité de préparer et tenir à jour avec soin un plan de trésorerie.
Il convient donc de respecter quelques principes avant de lancer une action de communication :
Attendre que le produit ou le service soit parfaitement mis au point. En effet, un client insatisfait génère une contre-publicité qui peut faire perdre des parts de marché et plusieurs années de profit.
Ne pas faire de publicité si le prix de vente nest pas encore fixé. En effet, le prix de vente na pas quune signification économique pour le client.
Ne pas engager une politique de communication sans être sûr davoir les moyens de suivre la demande. Rien de plus négatif que des retards de livraisons, ou de ne pas offrir le service prévu.
Ne pas communiquer vers le consommateur avant dêtre sûr de maîtriser un niveau de distribution efficace. Il faut que le consommateur puisse trouver le produit quon lui propose à proximité de chez lui. Il nira pas le chercher au-delà dun périmètre acceptable (sauf très rare exception).
Ne pas acheter "despace publicitaire" trop tôt avant louverture. Cela permet de disposer du temps nécessaire au démarrage proprement dit de lentreprise, qui comporte toujours une part dimprévu venant retarder le bon fonctionnement de celle-ci. Mieux vaut procéder à une inauguration officielle ou à linsertion dun article dans la presse, deux à trois semaines après louverture et être assuré de pouvoir satisfaire sa clientèle.
Tenir compte de la saisonnalité et communiquer régulièrement. Il faut tenir compte de la saisonnalité réelle ou supposée du produit ou service proposé et communiquer deux fois par an au minimum (seuil minimal defficacité de la communication).
Pour en savoir plus sur les actions commerciales, se reporter à létape Etude de marché et à lespace du site consacré aux nouveaux entrepreneurs.
Faire face à des échéances fiscales et sociales, et pour cela, comprendre les principes qui régissent la fiscalité de lentreprise
TVA, TP, IS, IR, régime micro-entreprise, régime réel, franchise en base, taxe sur les salaires, taxe professionnelle... la création dune entreprise plonge inévitablement les créateurs dans un nouvel univers qui peut paraître incompréhensible, voire effrayant, pour un non-initié !
Le "métier" de chef dentreprise suppose de prendre à tout moment un certain nombre de décisions dordre fiscal.
Pour éviter de se laisser surprendre et être mesure de dialoguer avec les administrations concernées, il est indispensable de connaître et de comprendre les principes de base qui régissent la fiscalité des entreprises et les obligations comptables qui en découlent.
De manière très schématique, il faut savoir que la majorité des entreprises sont soumises à trois grands types dimposition :
Limposition de ses bénéfices :
Toute la complexité du système dimposition des bénéfices de lentreprise tient au fait que lon confond généralement deux choses :
- le type dimposition : imposition sur le revenu (IR) ou imposition sur les sociétés (IS), qui dépend de la structure juridique choisie,
- le mode de détermination du bénéfice imposable : régime de la micro-entreprise, régime du bénéfice réel (pour les BIC- bénéfices industriels et commerciaux) ou de la déclaration contrôlée (pour les BNC - bénéfices non commerciaux ), qui dépend, dune part de la structure juridique choisie, et dautre part de limportance du chiffre daffaires susceptible dêtre réalisé.
Les obligations comptables des jeunes entreprises découlent du mode de détermination des bénéfices applicable.
Pour en savoir plus, se reporter à la partie du site consacrée au choix du statut juridique - Conséquences fiscales .
La taxe professionnelle (TP)
Cest un impôt qui contribue au financement des charges des collectivités locales. Son taux est donc déterminé par les collectivités concernées.
A la taxe professionnelle proprement dite, sajoutent trois taxes additionnelles :
- la taxe spéciale déquipement,
- la taxe perçue au profit des Chambres de commerce et dindustrie,
- la taxe pour frais de Chambres de métiers.
La TVA
Cest un impôt "indirect" sur la consommation, qui atteint, en principe, tous les biens et services consommés ou utilisés en France. Les entreprises jouent un rôle de collecteur dimpôts pour le compte de lEtat : elles facturent la TVA à leurs clients et la reversent ensuite au Trésor, déduction faite de la TVA payée sur les achats constitutifs de son prix de revient.
Selon les cas, les entreprises peuvent également être soumises à certaines taxes complémentaires : taxe sur les salaires, taxe dapprentissage, taxe sur les véhicules de société...
Pour en savoir plus sur la fiscalité, se reporter à lespace du site consacré aux nouveaux entrepreneurs.
Contrôler la montée en régime de son entreprise, en observant un certain nombre de principes de gestion
Les études réalisées sur la création dentreprises montrent que parmi les causes de défaillance des entreprises nouvelles, deux sont particulièrement significatives :
linsuffisance des capitaux propres, qui rend lentreprise très vulnérable en cas de croissance plus rapide que prévu ou de modifications brutales par rapport aux prévisions : manque de fonds de roulement, constitution de stocks trop importants, allongement des délais de paiement, défaut de paiement des clients, perte brutale dun client...
des charges fixes trop élevées par rapport au chiffre daffaires, une méconnaissance des prix de revient, des amortissements, frais généraux et frais de personnels trop élevés...
On ne le répètera donc jamais assez : pour se donner les meilleures chances de réussite, il est indispensable :
- dobserver un minimum de principes de gestion : limiter les frais fixes, avoir une parfaite connaissance des prix de revient, surveiller les postes clients et fournisseurs, les stocks et les investissements, contrôler lapplication de sa politique commerciale...
- et contrôler en permanence la réalisation des prévisions par des outils de gestion adaptés.
Conduire le développement de son entreprise
Au bout de quelques mois dactivité, lorsque lenvironnement de lentreprise est bien maîtrisé et que la phase de démarrage est bien entamée, vient létape suivante : le développement de lentreprise.
Le rôle de chef dentreprise prend alors toute sa dimension, puisquil lui appartient de prévoir lavenir de son affaire tout en continuant à gérer strictement le présent.
Sa fonction sélargit : il doit être capable de prendre du recul par rapport aux activités quotidiennes et se mettre en situation de réflexion sur lavenir. Ce travail délicat de réflexion managériale le conduira peut-être :
à faire des choix stratégiques : spécialisation, diversification...
à changer de structure juridique : passer par exemple dentrepreneur individuel en société ou de SARL en SAS... les critères qui ont permis de choisir un statut peuvent avoir évolué, depuis la date de création,
à sassocier avec des personnes disposant de compétences complémentaires...
Pour en savoir plus, se reporter à lespace du site consacré aux nouveaux entrepreneurs.
Et puis, réagir rapidement à certaines difficultés qui surviendront inévitablement et dont il devra évaluer les conséquences pour la bonne marche de son entreprise
Se reporter à lespace du site consacré aux nouveaux entrepreneurs.
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