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Les (bons) indicateurs de fréquentation d’un site web

Publié le 12/02/2017 - Modifié le 31/01/2017

Les (bons) indicateurs de fréquentation d’un site web

L’avènement d’Internet a drainé avec lui un flot d’indicateurs de mesure de la performance. Parmi cette foison de statistiques, lesquelles sont vraiment utiles ?
 

Que doit-on mesurer ?

C’est la question initiale et la plus importante. 
Prenons le cas de l’évaluation d’un site web, qui est devenu par excellence l’outil de communication avec les clients ou l’outil pour la recherche de prospects.
D’abord il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’évaluer si cet outil digital est rentable pour l’activité ou pertinent par rapport à son objectif. Vient ensuite la question pourquoi l’est-il et pour qui ? 
La quasi-totalité des systèmes de statistiques disponibles proposent des dizaines d’indicateurs, mais l’exploitant ne dispose pas forcément du temps nécessaire pour tous les observer, ni éventuellement des connaissances pour les croiser, les recouper, les analyser.
Il est donc utile d’isoler quelques indicateurs permettant non seulement de vérifier une performance par rapport à un objectif mais aussi de disposer d’une grille de lecture pour des actions ou aménagements à effectuer.
 

D’où provient le trafic ?

La nature du trafic vers un site est importante à cerner.
Quel pourcentage de trafic payant, quelle fréquentation via les moteurs de recherche, ou via des liens en provenance d’autres sites ? 
Concernant le trafic issu des moteurs de recherche, quelle est la part imputable au référencement naturel (appelé aussi SEO), c’est-à-dire la part qui découle de l’indexation des contenus ?
Effectuer cette recherche avec un outil comme « search console de Google » permet de voir si un site est bien positionné ou si au contraire, il faut travailler le référencement sur des mots ou expressions-clés pour lesquelles le site n’apparaît pas ou pas en assez bonne position, sur les moteurs de recherche.
Autre intérêt : cette analyse permet quelquefois de découvrir l’existence de « concurrents » par rapport l’offre proposée.
 

Comment s’effectue la fréquentation ?

En d’autres termes, quelles sont les pages du site les plus fréquentées ? Par quelles pages viennent les internautes et par quelles pages sortent-ils ?
Ces indicateurs permettront de déterminer les endroits où une incitation de passage à l’action est nécessaire, ceux où un clic en trop peut décourager le visiteur, ceux où un nouveau choix doit être proposé pour mieux les aiguiller, etc.
Il s’agit aussi d’appréhender si le passage d’un internaute a permis ou non d’augmenter la connaissance de son comportement ou de ses centres d’intérêt, quitte à insérer un questionnaire ou un quizz, etc.
 

Combien de temps les visiteurs restent-ils ?

Le temps passé sur le site montre en règle générale le niveau d’intérêt du visiteur. On parlera de « réactivité » pour désigner le nombre de pages affichées successivement. Le pourcentage de visiteurs « réactifs » permet souvent de déterminer si le site conserve son attractivité dans la durée, ou si au contraire certains pans d’information nécessitent un rafraichissement.
Dans le même ordre d’idée, il peut être intéressant d’observer les horaires ou les périodes qui attirent le plus de visiteurs. 
Selon les indicateurs, des stimuli pour augmenter la fréquentation en période creuse ou encore des offres spécifiques en pointe de fréquentation peuvent s’avérer payantes.
 

Sur quels appareils les visiteurs se connectent-ils ?

De nombreux outils statistiques permettent d’identifier le type d’appareil (ordinateur, tablette, smartphone) mais aussi de relever les adresses IP (code qui permet d’identifier un appareil en particulier).
Ces indicateurs peuvent s’avérer utiles pour mesurer la sédentarité ou non des internautes, leur propension ou non à fréquenter un lieu de vente, etc.
Les adresses IP sont plutôt utiles dans les relations de pro à pro (BtoB) car une adresse IP peut permettre d’identifier la société pour laquelle travaille le visiteur du site. 
 
Au total, selon l’activité de la société et l’objectif du site (e-commerce, site institutionnel, site portail), le degré d’intérêt de ces critères est variable. Dans tous les cas, il faut que la mesure s’appuie sur un quota minimal de visiteurs ou de pages vues. Ce minima est généralement de 500 visiteurs ou au moins 1 000 pages vues sur la période de mesure.