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Quelle est la rentabilité d’un point de retrait e-commerce ?

Publié le 23/09/2016 - Modifié le 23/09/2016

Quelle est la rentabilité d’un point de retrait e-commerce ?

Prisés par les consommateurs, les points de retrait ont-ils un réel intérêt pour les commerçants alors que le recours à l'e-commerce ne cesse de croitre ?

De quoi s’agit-il ?

 
Les grands leaders de la livraison au service du e-commerce (dont Mondial Relay, Kiala, Relais Colis) ont à ce jour recruté près de 14 000 points de livraison de proximité sur le territoire national, appelés « points de retrait ». Fleuriste, débitant de tabac, relai presse, voire magasin de prêt à porter, peuvent devenir « point de retrait » pour le e-commerce.
En pratique il s’agit de servir de relais pour les colis d’objets achetés sur internet, et que les e-consommateurs viennent retirer dans le commerce « point de retrait ».
Et par la même occasion, ils entrent en concurrence avec les réseaux de livraison comme Colissimo, DHL ou encore TNT.
La question qui se pose dès lors est « quel est l’intérêt pour un commerce de proximité traditionnel de devenir point de retrait e-commerce et en quoi cela peut-il participer à son chiffre d’affaires ? ».
 

Quelles sont les contraintes ?

 
A proprement parler, il faut se mettre en position de développer une seconde activité, à temps partiel, qui vient s’intercaler entre les ventes traditionnelles.
Si les centrales de distribution proposent des formations à destinations des nouveaux clients recrutés, il faut néanmoins avoir conscience d’un certain nombre de contraintes :
  • le caractère chronophage, car chaque remise de colis nécessite en moyenne 4 à 5 mn, et la moyenne de colis distribués par point de retrait est autour de 30 colis par jour ouvré (soit tout de même potentiellement 2h quotidiennes) ;
  • la nécessité d’avoir une place disponible sans envahir la surface de vente habituelle ;
  • le fait de pouvoir proposer des facilités de parking alentours est un plus qui peut aussi devenir une contrainte.
Tout cela pour une rémunération consentie par le réseau, qui va de 30 centimes à 5 euros, selon le volume du paquet.
 

Quels sont les avantages ?

 
Excepté la rémunération, l'intérêt pour les professionnels est aussi ailleurs "Le vrai gain pour le commerçant se situe dans l'attrait d'un nouveau profil de consommateurs" estime le dirigeant d’une centrale de points de retrait.
Au commerçant ensuite de transformer cette fréquentation de passage en clientèle potentielle.
Les commerçants qui ont franchi le pas ne disent pas autre chose, conscient que cette clientèle de passage est très souvent proche de leur zone de chalandise.
A cela il faut ajouter la nature de l’activité. Un responsable de réseau rapporte ainsi : « Un tabac-presse peut espérer convertir jusqu'à 30 % de clients, alors qu'un concessionnaire automobile ne vendra qu'un ou deux véhicules de plus dans l'année ». Deux exemples évidemment extrêmes tant la fréquence d’achat est énorme entre les 2 activités.
Enfin, dernier argument irréfutable des recruteurs pour les centrales de diffusion : devenir point de retrait ne nécessite aucun investissement financier particulier.
 
Les principaux points relais qui recrutent :