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Cabinets de conseil et dirigeants de PME : ce que les uns apportent aux autres…

Publié le 28/11/2013 - Modifié le 27/08/2013

Cabinets de conseil et dirigeants de PME : ce que les uns apportent aux autres…

« Plus que méfiants », plus de la moitié des dirigeants de petites entreprises n'ont jamais fait appel à un cabinet d'après une étude de la Chambre de l'Ingénierie et du Conseil de France.

Cette étude met en exergue le fait que lorsqu'on parle de conseil, les dirigeants des PME et TPE opposent soit de la méconnaissance soit un a priori négatif. Ils ne font en tout cas pas le lien avec le quotidien de leurs fonctions support et de production.

Alors que 50% des entreprises n'y ont jamais fait appel, 65 % de celles qui l'ont fait, le plus souvent sur l'insistance de leur réseau professionnel, ne renouvellent pas l'expérience, sauf situation très spécifique nécessitant conseil ou soutien législatif ou réglementaire.

Pour les dirigeants des entreprises, deux raisons principales viennent expliquer cette méfiance :
- leur compétence est difficile à évaluer du fait du manque de réglementation de cette profession
- leur multiplicité ne facilite pas leur visibilité pour le chef d'entreprise

Sur ce dernier point, la Chambre de l'Ingénierie et du Conseil de France reconnaît elle-même que lorsque quatre cabinets sur cinq disparaissent moins de 18 mois après leur création et que seuls 10 % d'entre eux atteindront les 15 ans d'existence, cela ne facilite pas les choses.

L'autre frein mis en avant pour faire appel à ce type de prestataires : la difficulté d'évaluer le coût réel du service vendu et de son retour réel sur investissement.

Comment améliorer cette situation ? En conclusion de son étude, la Chambre de l'Ingénierie et du Conseil de France propose la mise en place d'une mesure de financement de type Crédit Impôt Recherche à la destination des petites entreprises pour ce type de prestations. En France, les entreprises restent très en retard sur les Anglo-Saxons qui utilisent les prestations de conseil trois fois plus que chez nous. Sans doute, l'aspect culturel joue-t-il ? Toujours est-il que, parfois, un regard extérieur sur l'activité du chef d'entreprise peut lui permettre une hauteur de vue qu'il n'a pas toujours le temps d'avoir, happé par les engagements au quotidien.