Il y a d'abord le système de base : La retraite de la Sécurité Sociale à laquelle ont droit tous les salariés depuis 1946. Les cotisations sont payées par les salariés et les entreprises et révisées régulièrement. Les agriculteurs, commerçants, artisans, professions libérales ont également un régime de base équivalent, souvent moins généreux car les cotisations sont moins importantes.
Les montants des retraites sont revalorisés selon des règles fixes : indice des prix, "coup de pouce" éventuels, de plus en plus rare compte tenu des déficits grandissants. Ces régimes de base ont des conseils d'administration paritaires mais sont, en fait, de plus en plus sous la tutelle de l'État.
Actuellement, il faut réunir deux conditions minimales pour pouvoir prétendre liquider sa retraite de base ainsi que les "complémentaires" : avoir 60 ans et avoir cotisé pendant 160 trimestres. Ce dernier chiffre est prévu pour monter progressivement jusqu'à 164 pour les générations nées après 1949. Si on part avant, on est pénalisé, si on part après on bénéficie d'un supplément.
Complémentaires …mais obligatoires depuis le milieu des années 50 et au moins pour les salariés. Elles fonctionnent pratiquement de la même manière que le régime de base et le complètent avec des règles identiques par branches professionnelles la plupart du temps. Elles sont, elles, gérées paritairement (patronats, syndicats) sous la tutelle de l'État.
On peut aussi décider par soi-même, de se faire un complément retraite par versement volontaire. C'est naturellement, alors, de la capitalisation et cela peut se faire de différentes façons :
• individuellement par adhésion auprès de tous les organismes, assurances et fonds qui leur sont rattachés. Les versements sont fixes ou variables. En général, ces systèmes fonctionnent comme des fonds de réserve : on peut retirer avant la retraite comme si c'était de l'épargne mais alors on ne peut plus obtenir de pension, ensuite, de ce fonds. Le scénario habituel est qu'on verse jusqu'à l'âge de la retraite puis on "liquide", c'est-à-dire que le fonds verse alors un pécule jusqu'à un âge fixé qui peut aller jusqu'à fin de vos jours.
La modalité du PERP (Plan d'Épargne Retraite Populaire) généralisé en 2004 permet à chacun, individuellement, d'accéder à ce moyen de prévoyance.
Rien n'empêche des groupes de particuliers de s'organiser entre eux pour adhérer collectivement à des PERP et bénéficier ainsi des avantages prévus par la loi.
• Quant à la modalité du PERCO (Plan d'épargne collectif), elle ne peut être que collective comme son nom l'indique. La mise en place d'un Plan d'Épargne Collectif exige en effet un accord de branche ou au minimum d'entreprise. Il permet alors aux salariés de placer des fonds (part de salaires, primes, indemnités, intéressement et même monétarisation du compte-épargne temps) dans ce compte sur lequel l'employeur peut abonder.
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