Côté bilan, il a rappelé qu'on comptait toujours un peu plus de 660 000 autos entrepreneurs au 1er janvier 2011 et qu'ils avaient réalisé en 2010 un total de 2,9 milliards d'€ de chiffre d'affaires. Il rappelle également que si, seuls, 59 % sont déclarés actifs à cette date, il ne s'agit que d'une moyenne qui ne prend pas en compte les décalages des inscriptions dans le temps. En effet pour lui, il considère qu'il faut environ de quatre à six mois pour qu'une auto entreprise commence réellement à fonctionner. Quoi qu'il en soit il s'attend à fêter son premier millionnaire auto-entrepreneurs dans le courant de cette année. En ce qui concerne les critiques émises, notamment par le monde artisanal, à l'égard des facilités que le statut offrirait pour le travail au noir, la dissimulation d'emploi et du chiffre d'affaires, il se réfugie derrière l'absence quasi générale de contentieux juridiques existant. Il admet qu'il puisse y avoir des abus ici et là mais qu'en aucune manière il n'y a de dérive généralisée. Face aux journalistes, il a réaffirmé sa position sur le sujet en affirmant que si c'était le cas, il fallait d'ailleurs être intraitable et requalifier immédiatement les situations en contrat de travail avec toutes les conséquences civiles et pénales y afférentes.
Concernant l'avenir, il insiste sur le droit à la formation pour les autos entrepreneurs qui « payent la taxe comme les autres et donc doivent pouvoir en profiter ».
Seconde piste en exploration : le regroupement d'auto-entrepreneurs pour la mise en œuvre d'idées communes avec une organisation de type « filial » où un donneur d'idées pourrait permettre à un autre auto-entrepreneur de l'exploiter moyennant une redevance liée au pourcentage du chiffre d'affaires. Côté fiscal, pour éviter le passage des seuils, ce système devrait éviter une comptabilisation dans le chiffre d'affaires du « donneur d'idées » pour aller simplement sur son compte personnel. Monsieur Hurel affirme tirer ce modèle de ce qui se passe en Italie avec les réseaux « en grappe ».
Enfin, il vise à obtenir des moyens de développer l'épargne de proximité à leur avantage. Il suffirait pour cela de permettre aux épargnants de flécher 1 à 2 % de leur épargne vers des petites entreprises locales via un contrat signé avec leur banque. Pour faciliter la chose, il lance l'idée de pouvoir déduire la somme ainsi investie de leur taxe d'habitation. Idée farfelue ? Pour le moment en tout cas, il s'apprête à la tester en Bretagne, dans le pays de Vannes via la fondation Leroc-Les Mousquetaires ainsi qu'à Bourges dans la région Centre. Il espère que ces tests intéresseront le monde politique et que l'idée sera reprise pour élargissement.
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