La direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) et la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation, des statistiques (Drees) du ministère du Travail ont tenté d'identifier les freins à la reprise d'une activité auprès de personnes âgées de 23 à 55 ans qui percevaient en 2005 des revenus d'activités inférieurs à 1,5 Smic net.
Faire des concessionsParmi les personnes interrogées à la recherche d'un emploi, la majorité est prête à " faire d'importantes concessions ". Les trois quart se déclarent disposées à " accepter un emploi d'un niveau inférieur à leur qualification ". Si ce chiffre varie peu selon le niveau de diplôme des femmes interrogées, en revanche, " plus les hommes sont diplômés, moins ils sont prêts à accepter un emploi en deça de leur qualification ", constate l'étude.
Près de la moitié accepteraient de déménager. Surtout les hommes, les jeunes de moins de 30 ans et les personnes isolées sans enfant. Beaucoup moins les femmes, les quinquas et les couples avec enfants.
Enfin, " nombre d'entre elles (...) sont prêtes à accepter un emploi à durée déterminée ou à temps non complet ". Même si, bien évidemment, la majorité recherche un emploi permanent à temps complet.
Peu d'offres, un profil inadaptéLes offres d'emploi manquent. 46 % estiment insuffisant le nombre d'offres d'emploi dans leur région (57 % des diplômés et 35 % des non-diplômés).
En outre, leur formation ou leur expérience ne sont pas toujours en adéquation avec les profils recherchés. " 49 % des personnes non-diplômées jugent qu'elles n'ont pas un diplôme assez élevé ", tandis que 44 % des diplômées du supérieur estiment qu'il n'y a pas de " travail à [leur] niveau de qualification ".
Ces deux constats freinent, selon les personnes interrogées, leur retour à l'emploi " loin devant les coûts de recherche d'un emploi " (13 %).
Une rémunération trop faibleLe principal motif qui conduit des candidats à refuser un poste est une rémunération trop faible (40 %). " Ce sont les diplômés du supérieur qui citent le plus cette raison " souligne l'étude. Les candidats diplômés " refusent des offres d'emploi 2 fois plus souvent que les personnes sans diplôme ". Enfn, 37 % invoquent pour refuser un offre une mauvaise situation géographique du travail et 20 % la pénibilité de l'emploi proposé.
Source : ActuEL-RH.fr - Édition du 4 juin 2008
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