ok

Lundi de Pentecôte, toujours problématique mais 3 pistes en vue pour clarifier la situation

| Publiée le 26/12/2007 |

A la demande du Ministre du travail et sans désavouer la création de la fameuse journée de solidarité en faveur des personnes âgées (il en parle même comme d'un succès), le secrétaire d'Etat à la Prospective Eric Besson évoque trois propositions afin faire cesser la situation problématique de cette journée autrefois fériée et maintenant travaillée (mais pas par tous, puisque la moitié des français n'ont pas travaillé ce jour-là en 2007).

Pour rappel, cette journée avait été réformée et avait perdu son statut de jour férié suite à la canicule ayant frappé la France en 2003 en instaurant une contribution payée par les employeurs qui permet à l'Etat de recevoir deux milliards d'euros par an.
Les salariés du privé doivent normalement travailler ce jour, alors que la plupart des services publics ne fonctionnent pas (notamment les enseignants qui ne travaillent pas ce lundi de Pentecôte), ce qui cause une incompréhension et des problèmes, notamment de garde d'enfants.

Sans évoquer l'annulation de cette journée travaillée, M. Besson évoque trois possibilités pour mettre fin à cette situation.

La première hypothèse est de s'en tenir à ce qui avait été prévu au lancement de cette journée de solidarité : travailler une journée de plus par an, soit le lundi de Pentecôte soit un autre jour férié sans possibilité de fractionner dans l'année les sept heures réclamées par cette mesure.
Même si cette idée présente l'avantage d'être théoriquement simple, M. Besson estime qu'elle "paraît difficile à mettre en place, car elle remettrait en cause les accords qui ont été passés depuis trois ans dans certaines branches ou entreprises".

La seconde hypothèse consiste à considérer de nouveau le lundi de Pentecôte comme férié tout en demandant aux entreprises de négocier avec leurs salariés l'organisation d'une journée de travail supplémentaire au nom de la journée de solidarité.
Là encore, une situation de confusion et un sentiment d'inégalité est possible.
Le secrétaire d'Etat estime que cela nécessiterait en plus "une modification législative et dépendrait de la bonne tenue des négociations".

Enfin, M. Besson évoque la possibilité d'un statu quo : on continue comme cette année mais avec une meilleure prise en charge des enfants ce jour-là.
Egalement évoquée, la limitation du transport routier le lundi de Pentecôte en restreignant la circulation des poids lourds afin de permettre à ceux qui feront le pont de partir en week-end.

Bref, la situation est encore loin d'être clarifiée...
Seule certitude : c'est le premier ministre M. Fillon qui devra trancher sur la solution à apporter à cette journée, vraisemblablement début 2008.

Source : www.premier-ministre.gouv.fr


Vous souhaitez réagir à cet article ?



ok