35 heures et pouvoir d'achat : pour les entreprises, ce sera selon…
| Publiée le 10/12/2007 |
La hausse du pouvoir d'achat passera d'abord par celle du temps de travail.
En martelant ce message en fin de semaine dernière, Nicolas Sarkozy, relayé par François Fillon, qui a annoncé il y a quelques jours deux textes de loi pour mettre au plus vite en application ces réformes, s'est attiré les grâces des milieux patronaux.
Pour autant, le choc de confiance attendu dépendra avant tout de la volonté et de la capacité des entreprises à échanger du temps de travail contre des salaires, comme les y invite le Chef de l'Etat.
En théorie, la possibilité de déroger aux accords de branche donne l'occasion de repasser à moindres frais aux 39 heures.
Encore faut-il le vouloir ou le pouvoir.
Pour la CGPME, cela intéressera forcément certaines entreprises, mais, comme le dit son Président : "faute de croissance, d'autres n'ont pas besoin de travailler plus, et celles qui en auraient besoin n'ont pas souvent les moyens d'augmenter la masse salariale".
De plus la nécessité de réaliser un accord majoritaire apparaît un obstacle pour beaucoup.
Toujours du côté patronal, l'approche d'acceptation de gré à gré plaît beaucoup plus.
Les autres mesures en vue de l'augmentation du pouvoir d'achat (prime défiscalisée, indexation des loyers sur l'inflation) sont également diversement appréciées.
Pour les économistes, étonnamment, de toutes les mesures annoncées, ce sont les sommes prévues pour la rénovation des universités qui pourraient s'avérer les plus rentables pour la croissance.
Elles ont un double effet, souligne Mathieu Plane, économiste à l'OFCE : "à court terme, c'est une injection d'argent sous forme d'investissement.
A long terme, l'amélioration des infrastructures améliorera la qualité de vie des étudiants et peut jouer sur la productivité."
Source : www.lesechos.fr
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