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Augmentations de salaires : les attentes augmentent et la tension monte

| Publiée le 21/06/2007 |

C'est ce qui ressort du 3ème baromètre Accord Services Ipsos Loyalty, établi après enquête auprès de 4 000 salariés, sur leur bien être-être et leur motivation.

Quels en sont les principaux enseignements ?

D'abord que le contexte du travail se dégrade.
Même si 1 seul salarié sur 10 dit n'être jamais heureux au travail, les appréciations baissent.
En témoigne la réponse à la question où "souvent" glisse de plus en plus à "de temps en temps". En 2005, soit 1 an avant, dans la même enquête, la qualité du travail était notée à 8/10 par 34 % des répondants. Ils ne sont plus que 25 % aujourd'hui.

Si 46 % des salariés pensent que leur employeur ne porte pas suffisamment attention à leur santé, ils sont 55 % à porter ce jugement sur les conditions de travail.

Autre indice : alors qu'en 2005 ils étaient 28 % des salariés à lier travail et plaisir, ils ne sont plus que 21 % cette année.
Par contre 1 sur 3 le considère comme une routine ou une contrainte, soit 5 points de plus qu'en 2005.
L'enquête fait le lien naturellement avec la dégradation de la motivation qui en ressort, dont la cause principale est, selon les salariés interrogés, le manque de reconnaissance de l'employeur à leur égard : 1 salarié sur 2 regrettant ce désintérêt vis-à-vis de leur implication.

Au niveau des attentes, davantage que le maintien de l'emploi, vient en premier lieu l'augmentation des salaires. Seul 1 salarié sur 3 est satisfait de sa rémunération.
Son augmentation est un souci majeur pour 48 % des cadres, 56 % des professions intermédiaires et 59 % des employés. Le manque d'argent est même considéré comme critique par 35 % des répondants.

Au moment où l'on reparle d'augmenter les horaires via les heures supplémentaires, il n'est pas anodin de remarquer que 33 % des cadres supérieurs (38 % chez les cadres supérieurs) sont préoccupés par leur temps de travail alors qu'ils ne sont que 18 % pour l'ensemble de l'échantillon enquêté.

Dans sa conclusion l'enquête tire la sonnette d'alarme en considérant que :
"début 2007, c'est un tiers des salariés français qui peut être considéré en transition, c'est-à-dire en voie de distanciation par rapport à leur travail ou de démotivation.
La proportion de salariés déclarant être désimpliqués se limite aujourd'hui à 5 % mais pourrait passer à 20 % si la tendance n'est pas inversée".

Source : www.ipsos.fr


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